Marie Sch

 

Le 31 octobre dernier s'éteignait, des suites d'une longue maladie, Marie Schembré, notre présidente d'honneur.

Marie fit partie du premier quatuor qui fonda l'Encrier Renversé en 1988. Entourée de jeunes trentenaires, elle a mis dès le départ son enthousiasme, son expérience de la vie associative et sa fine connaissance de la littérature au service de notre revue naissante.  Pendant plus de 30 ans elle a participé puis suivi l'aventure de l'Encrier Renversé. Tour à tour présidente, secrétaire, responsable pendant 15 ans des abonnements, présidente d'honneur depuis 2010, et toujours membre du comité de lecture, donnant des avis pertinents, critiques, et bienveillants dans les débats qui animaient le comité de rédation.

Passionnée de lettres, elle a enseigné cette matière de nombreuses années au Lycée Public Anne Veaute de Castres. Comme poète et nouvelliste elle fut primée dans plusieurs concours.

Par ailleurs, figure "emblématique" de la ville, elle s'est engagée dans la vie de la cité à Castres comme choriste et membre actif de la "Joie au choeur" dont elle devint présidente d'honneur en 2017. Elle était aussi membre actif et accueillante à l'Accueil des Villes Françaises. 

Sa générosité, sa chaleur humaine et son sourire ont éclaboussé beaucoup de coeurs. Toujours gaie, optimiste, prête à toutes les aventures, l'esprit vif, Marie nous manquera. Nous garderons d'elle le souvenir d'une femme engagée et d'une humanité sans faille.

Vous lirez ci-dessous un poème qu'elle avait dédié à sa ville d'adoption.

                                                                                                                                  Adieu Marie.

 

 

PS: Merci à Chantal Fabréga pour sa contribution à cette biographie.

 

 

Bonjour de Castres

 

Avec le rude accent qui descend du Sidobre

Te voilà accueilli le matin au marché...

Que ce soit en janvier, en mai ou en octobre,

Goûte les plaisirs simples et tu seras charmé...

 

Alors d'un pas léger tu t'en iras flâner

Sur les bords de l'Agoût et tout au long des quais

Admirer les couleurs de ces vieilles maisons

Qui regardent glisser le coche sous les ponts...

 

Soudain l'autan se lève et alors attention!

Ce n'est pas un pett vent, une brise légère!

C'est le vent qui rend fou, qui t'arrache un juron,

Pour deux pas en avant, c'est trois pas en arrière.

 

Quand le calme revient, des enfants et un chien

Le long de l'évêché courent dans les allées,

Un cortège nuptial aux marches du palais

Choisit comme décor le plus beau des jardins.

 

Au stade, le C.O. poussera ses clameurs

C'est le Midi qui chante sous le ciel bleu et blanc!

Et la Montagne Noire aux secrètes splendeurs

Endendra les échos d'un score glorieux!

 

Les images sont floues à l'heure de la sieste

Les terrasses s'étirent sous l'oeil de Jean Jaurès...

Aux jours gris de l'hiver, lorsqu'il s'en souviendra, 

Le visiteur séduit se dit qu'il reviendra...